Mon Ardéchoise

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MoiCe samedi 18 juin 2016, c’est le moment que j’attendais depuis plusieurs années. J’ai le bagage nécessaire pour enfin participer à la cyclosportive L’Ardéchoise.

Oh, pas terminer dans les premiers mais au moins terminer et me faire plaisir.

Je pars donc le vendredi après-midi de mon lieu de résidence pour me rendre à Saint Félicien. Sur la route, mon Ardéchoise commence mal. A Tain l’Hermitage, 2 heures pour faire 2 kilomètres !

Je suis patient mais là c’est quand même très fort. Dans la voiture, l’énervement monte mais nous essayons de nous contenir. Nous arrivons donc à Saint Félicien avec un peu plus de 2 heures de retard sur l’horaire prévu. Je file directement au retrait des dossards sans perdre une seule seconde. Je suis assez énervé car j’aurais aimé profiter du village départ en famille mais bon. Pendant ce temps ma femme avertit le camping que nous aurons peut-être un peu de retard. Après le retrait de mon dossard, je rentre à la voiture en courant et sous une pluie orageuse. Pas cool…

Nous filons au camping où nous trouvons : le calme. Ça fait du bien Wink

Le soir nous mangeons, je couche les filles et commence à préparer mon vélo, mon maillot,etc pour être prêt pour le lendemain. Là je m’écroule de douleur sur le canapé du chalet tellement j’ai mal à la tête. Non seulement je ne suis pas bien du tout mais là je réalise que le lendemain va être compliqué dans ces conditions. Je me reprends et finalise la préparation tant bien que mal avec l’aide de ma femme. Le cycliste est dur au mal Wink  et merci à ma femme !

Le samedi matin, le réveil sonne à 5h15 pour un départ à 6h00 – 6h15. La nuit s’est pas trop mal déroulée étant donné mon état de la veille mais ma décision est prise. Je ferai le petit parcours : La Doux.

Ma femme me dépose à Lalouvesc et je descends sur Saint Félicien en vélo sous la pluie. Il faut être sacrément courageux pour partir sous la pluie et mes quelques années sur Bordeaux m’aident bien à affronter ces routes mouillées Wink Finalement j’arrive à Saint Félicien trempé mais la pluie a cessé. Là, une attente d’environ une demi heure avant le départ de la course. Je peux vous dire qu’une fois mouillés et arrêtés sur la ligne de départ, nous étions tous gelés et nous attendions avec impatience le départ pour nous réchauffer un peu.Départ de l'Ardéchoise

7h30, le départ est donné. Là, le froid est encore plus marqué. il faut bouger dans des vêtements mouillés et froids. Heureusement de col du Buisson nous réchauffe même s’il est roulant. Sa descente est à la fois un pur bonheur car il ne pleut plus et la route est presque sèche mais le froid revient avec le vent relatif. Malgré tout je prends pas mal de plaisir dans cette descente où je réalise que dans des conditions difficiles je descends correctement par rapport aux autres.

A Lamastre, je mets le clignotant à droite. Au moment de bifurquer, un autre cycliste cherchant sa route me demande si je suis perdu. Je lui réponds que non et lui indique où trouver le parcours du 125km. Pour ma part je prends la direction du parcours de 85km. Là je me dis que je vais essayer de le faire le plus rapidement possible et voir le classement à la fin.

Pendant un bon moment je suis complètement seul. Je me demande si je suis devant ou derrière. J’en viens même à me demander si je ne me suis pas trompé de route jusqu’à ce que je double un autre cycliste. C’est dans les derniers kilomètres du col de Lalouvesc quelques cyclistes me dépassent. J’essaie de m’accrocher mais je n’y arrive pas. Ça roule trop vite pour moi.

Pas grave, je continue en mode contre la montre.

Une fois à Lalouvesc, je pense connaitre le parcours mais j’ai un doute car j’avais fait 15km le matin même pour rejoindre le départ et selon mon compteur il resterait 30km. Je découvre que la descente (autre que celle du matin) qui me mène à Saint Félicien n’est pas très roulante et je perds beaucoup de temps dans cette partie qui demande de développer pas mal de puissance. Ce n’est pas grave je m’emploie à fond pour ne rien regretter en espérant un classement correct.

A l'arrivéeA l’arrivée je vais manger, prends mon café et je vais chercher mon diplôme. Là je découvre qu’il n’y a pas de classement d’indiqué. Je téléphone à ma femme et vais rechercher mon vélo pour aller sur Saint Victor où nous nous sommes fixé rendez-vous.  Dans la tête j’aimerais savoir pourquoi il n’y a pas de classement.

Le soir je découvre sur Internet que La Doux fait partie des randonnées cyclotouristes et qu’il n’y a pas de classement. Là je peux vous dire que je suis complètement dépité. Tout ça pour ça…

Je suis déçu, abattu. Mauvaises conditions météo, mauvaise accessibilité, petit parcours, malade. Bref, un concours de circonstances qui ne m’est pas favorable. Je ne regrette pas mon choix  de cyclosportive mais seulement j’aurais aimé pouvoir voir l’accueil des ardéchois avec de bonnes conditions météo et pouvoir faire le circuit des Boutières ou plus grand.

Deux jours après je suis très déçu et ma participation à une nouvelle édition se fait hypothétique. Si j’ai le choix entre l’Ariégeoise et l’Ardéchoise, je suis bien embêté pour dire ce que je ferai..

Je n’ai rien contre l’Ardéchoise, bien au contraire mais dans la vie il faut faire des choix et je dois avouer que mes deux expériences de l’Ariégeoise ont été différentes mais géniales toutes les deux malgré des conditions météo difficiles lors de ma deuxième participation. Je ne peux expliquer ce sentiment qui ressemble fort à celui qui m’attire sur le mont Ventoux tous les ans. Une chose est sûre, je n’ai pas ressenti la même attirance pour les sommets Ardéchois que pour le Ventoux.

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Projet « Un galérien pour ceux qui galèrent »

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France ParkinsonIl y a quelque temps j’ai lancé ce projet et j’en vois presque l’aboutissement grâce au représentant local de l’association France Parkinson Vaucluse.

L’image du projet vient d’être publiée ici : http://pakinson-ventoux.over-blog.com/2016/05/l-image-du-projet.html

La date du défi vient d’être arrêtée et sera dévoilée sous peu.

Tous les cyclistes dans le coin sont invités à participer et à rouler avec moi pour soutenir l’association France Parkinson. Nous les cyclistes, montrons notre solidarité et que même dans la souffrance nous restons conscients que nous sommes des privilégiés car nous, nous pouvons rouler.

Si vos moyens financiers le permettent, vous pouvez faire un don ici mais votre seule présence pour soutenir l’association sera le plus important. Soyons solidaires avec ceux qui souffrent au quotidien.

Les détails de l’organisation et des informations sur la maladie seront publié sur le site http://pakinson-ventoux.over-blog.com/ d’ici l’événement.

France Parkinson - Faire un don

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Le plaisir du long

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Moi, dans le ventDepuis le début de cette saison 2016, j’ai décidé de changer la manière de m’entraîner. Je me base sur les progrès effectués depuis mes débuts pour augmenter progressivement les distances.

A mes débuts, 50km me paraissaient une distance de fou où je flirtais avec mes limites (à l’arrivée je dormais 2 heures et j’étais très fatigué). Les années passant, l’expérience et l’entraînement faisant leur oeuvre je passe maintenant régulièrement la barre des 100km sans aucun problème. Pour les cyclistes entraînés, rien de bien neuf ni surprenant mais pour le débutant que j’étais il y a maintenant 7 ans cela me paraissait inhumain. Qu’aurais-je dit à l’époque de ma dernière sortie longue ???

En 7 ans, je suis passé d’une zone de conforme ayant un limite de 50km à 120-130km aujourd’hui. Que de progrès quand j’y pense…

Toutefois, avec la pratique j’ai découvert des gens qui pour moi sont des extra-terrestres. Pour en connaître un peu plus sur leur pratique je vous invite à consulter le blog de l’association Cyclosportissimo. Je trouve ces gens admirables. Ils réalisent un 200km pour aller déjeuner chez un ami ou un petit 300km comme je vais chercher mon pain (OK, j’exagère un peu mais à peine).

Depuis que je fais du sport, j’aime flirter avec mes limites. Mon corps s’en souvient encore. Mauvaises chutes de ski, snowboard, blessures de sports collectifs,… alors pourquoi ne pas continuer Wink avec les blessures en moins (le cyclisme n’est pas un sport traumatique).

Dans le cyclisme de compétition ce qui fait la différence, ce sont les qualités de force et de vélocité mais surtout l’endurance. Par contre avec la longue distance, être capable de passer du temps sur le vélo devient une qualité capitale.

De l’endurance, j’en ai mais pas autant que les « cadors » par contre de la volonté j’en ai et surtout je suis persévérant (comment ça certains disent obstiné ? Wink ). La longue distance semble donc une discipline où je pourrais m’exprimer pleinement. Rester longtemps sur le vélo ne m’effraie pas même si je n’ai pas souvent l’occasion de faire plus de 10h de vélo d’affilée. J’organise donc mon entraînement autour de séances de 60km minimum (sauf quand je manque de temps) et avec pas mal de dénivelé et des séances plus rares (trop rares à mon goût Wink ) dépassant les 100-120km.

Je ne suis pas encore à aller prendre un café en vélo chez un collègue habitant à 200km mais je me soigne Wink

A ce jour 170-180km à 20km/h de moyenne me semble être ma limite haute. Et vous, qu’elle est la vôtre ?

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Et hop un Ventoux

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Ce samedi matin, le réveil ne sonne même pas. Ma femme me réveille et c’est parti pour son objectif 2016 : monter le mont Ventoux !

Nous nous préparons tranquillement pour partir de Visan vers 8h30. Nous prenons la voiture pour nous rendre à Sault, point de départ de l’ascension.

Nous partons un peu après 9h00 et comme toute ascension depuis Sault, ça commence par… une descente. (c’est dur le mont Ventoux Wink ). Oh ça ne dure pas si longtemps que ça et les pentes se rappellent à nous assez vite. Nous montons au rythme de ma femme pendant toute la traversée des champs de lavande jusqu’au début de la forêt.Elodie à l'entrée de la forêt Pour information, la lavande n’a pas encore fleuri !

Là nous décidons de monter chacun à notre rythme. Pour moi ce sera un peu plus vite que ma femme mais pas à fond quand même. Il s’agit juste d’une préparation quand même…

Je monterai donc seul jusqu’au sommet puis redescendrai jusqu’à croiser ma femme ou jusqu’au chalet Reynard si je suis assez rapide. Au final, je monte sans trop forcer si ce n’est dans les 2 derniers kilomètres. En plus, il y avait l’organisation d’un événement par des hollandais qui pour certains essayaient les 3 montées-descentes dans la journée. Cette organisation amène beaucoup de monde et complique une peu l’arrivée. On pourrait se croire à l’arrivée d’une étape du tour de France. Sono, spectateurs,…

A l’arrivée en haut je n’attends pas, je redescends directement. Je remonte la fermeture éclaire du coupe-vent et hop, c’est parti. Il faut être prudent car il y a des voitures, des camping-car, des motos,… qui roulent autour des participants sans prêter attention aux autres usagers de la route. C’est dangereux.

En direction du sommetFinalement je croise ma femme 1km à 1.5km avant le chalet Reynard. Je ralentis et dès que je peux, je fais demi-tour. Je la rejoins et nous finissons la montée ensemble. Je la laisse finir les 100 deniers mètres seules à sa demande pour qu’elle vive pleinement le moment.

L’arrivée est chaotique en raison de l’événement des hollandais. Malgré tout le bruit, le monde et la circulation, nous arrivons à prendre un petit moment de pose pendant lequel nous en profitons pour boire, mettre les manchettes,…

Ensuite nous sacrifions à la tradition avec une photo au pied du panneau du sommet.

Un moment qui compte lorsqu’il s’agit de la première fois qu’on arrive en haut…

Elle est arrivée au sommet en un peu plus de 2h40. Pour une première fois c’est top. Je suis très fier d’elle.

Et à la fin c’est toujours l’estomac qui gagne !

bière

Une bien belle journée où le mont Ventoux s’est fait le plus doux possible pour la première ascension de ma femme. Un Ventoux dans ces conditions, c’est que du bonheur !

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Remplacement d’un boîtier PF30

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Cannondale Supersix EVOCela fait quelques saisons que je roule sur mon Cannondale Supersix EVO et je n’ai toujours pas changé mon boîtier de pédalier. Comme ce n’est pas tous les jours qu’on change de boîtier de pédalier, je me fais un petit plaisir et prends pas mal de photos. Par contre c’est la première fois que je fais la manip donc un peu d’indulgence si je déroge aux règles ou à l’état de l’art Wink

Pour faire ce genre d’intervention sur mon vélo, j’ai donc acheté au fur et à mesure les outils nécessaires car l’opération nécessite des outils très particuliers.

Retrait du pédalier

Mon vélo est équipé d’un groupe SRAM Red 10 vitesses. OK il y a mieux mais c’est du matériel de qualité. J’ai déjà réalisé un article concernant le démontage du pédalier. Je vous conseille de vous y référer si vous ne savez pas le faire. Quoi qu’il arrive je vous conseille de bien étudier et suivre les recommandations de SRAM.

Retrait du boîtier de pédalier

Dans un premier temps, il faut bien enlever toute trace de graisse, lubrifiant,… Pour cela il faut utiliser du pétrole dés-aromatisé et un chiffon propre.

Ensuite, il faut retirer le boîtier de pédalier PF30 à l’aide d’un outil adéquat. Pour ce faire j’ai trouvé deux outils différents.

  • Park Tool BBT30
  • Outil pour boîtier de pédalier BB30 UNIOR
Le retrait en photos
Retrait du boitier PF30
Retrait du boîtier PF30
Retrait du boitier PF30
Retrait du boîtier PF30
Partie droite du boitier PF30 retirée
Partie droite du boîtier PF30 retirée

On peut voir ici qu’une partie de la cage du boîtier PF30 est restée à l’intérieur de la cage. Seul le roulement est arraché. J’ai ressorti la cage en plastique après avoir retiré la partie gauche du boîtier. Peut-être faut-il commencer par la partie gauche ?

J’ai aussi utilisé une pince plate pour retirer le boîtier car je n’aime pas taper pour rien. J’ai simplement tiré dans l’axe sur la partie du boîtier qui sortait. C’est simple même s’il faut faire attention d’être bien dans l’axe.

Boitier PF30 complètement retiré
boîtier PF30 complètement retiré

Le Park Tool BBT30 est très simple d’utilisation mais j’y trouve un petit inconvénient. Il nécessite l’utilisation d’un marteau pour chasser le boîtier de pédalier et je trouve cela assez « brutal » pour le cadre carbone.

L’outil UNIOR me semble moins traumatique pour un cadre carbone. L’inconvénient c’est l’appui de l’outil sur les bords de la cage dans laquelle le boîtier de pédalier vient se loger.

Je tiens à dire ici que j’ai utilisé les deux outils pour les opérations de démontage et que ça c’est bien passé.

Mise en place du nouveau boîtier de pédalier

Positionnement du nouveau boîtier

Comme pour le retrait du pédalier, vous pouvez consulter le même article.

Positionnement du nouveau boitier et de l'outil
Positionnement du nouveau boîtier et de l’outil
Insertion du boitier PF30
Insertion du boîtier PF30

En serrant les ailettes, les deux parties du boîtier de pédalier PF30 s’insèrent correctement dans la cage du cadre.

Le boitier inséré
Le boiter inséré
Le boitier PF30 inséré
Le boiter PF30 inséré

Ensuite il ne reste plus qu’à insérer le pédalier comme expliqué dans l’article suivant.

Conclusion

Cet article est le résultat de multiples recherches sur internet et des contacts sur les forums.

Le montage a été validé l’après-midi même et je n’avais plus aucun craquement ou bruit parasite comme avec mon ancien boîtier.

Si vous avez des remarques ou des corrections à apporter, n’hésitez pas à laisser un commentaire.

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Tout le monde à vélo !

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