Ça s’allonge…

Download PDF

Cela faisait un moment que j’avais envie de le faire, alors je l’ai fait !

L’objectif : ne pas utiliser autre chose que ma force pour aller chez mes parents, 170km plus loin.

Un tel objectif se prépare et cela fait maintenant quelque temps que je m’y atèle. et je pense pouvoir y arriver sans me faire mal au delà du raisonnable.

Le départ est donné autour de 5 heure du matin. Il fait nuit mais j’ai l’habitude même si mes trajets habituels dans ces conditions sont bien moins longs. Les premiers tours de roues me laissent une impression de facilité. Ni une ni deux, je me dis que si c’est facile en partant vers l’ouest, alors le vent d’est annoncé est bien là. Le problème c’est que ma direction, c’est l’est…

Je vais en baver un max si le vent souffle mais bon le moral est là.

Étonnamment, les premiers kilomètres se déroulent bien malgré le réveil matinal et le vent défavorable. Je passe Les Pennes Mirabeau dans la nuit. Je fais très attention à la circulation. Peu de voitures mais lorsqu’il y en a, elles roulent vite, même dans les rond-points. J’arrive sur Gardanne à la levée du jour et le spectacle du ciel rougeoyant derrière les deux tours de la centrale nucléaire de Gardanne est très beau même si une centrale nucléaire n’est très esthétique en plein jour. La nuit et le contre jour rendent cet ouvrage Centrale nucléaire de Gardannegrossier assez beau même si la photo ne rend pas très bien.

A ce moment je commence à ressentir le froid du levé du jour malgré les 4 couches de vêtement que j’ai sur moi.

Je suis attentif à la circulation. Lors de la préparation de mon itinéraire j’avais repéré le passage que je traverse comme étant l’un des plus dangereux du trajet. Jusqu’à la sortie de Gardanne je suis concentré et ne profite pas énormément de l’instant. Chaque rayon de lumière, chaque bruit de moteur me fait réagir et me mettre sur le qui-vive  même si je suis équipé de deux lumières à l’arrière comme à l’avant (une fixe et une clignotante), d’un gilet haute-visibilité, d’un sur-sac à dos et d’une frontale (en cas de crevaison ou de noir extrême).

A l’entrée de Plan de Meyreuil, je m’arrête dans une boulangerie qui ouvre. Lorsque je demande si je peux payer avec une carte bleue, j’ai un refus catégorique. Dommage, j’aurais bien mangé un ou deux croissants Wink

Je continue donc ma route. Je traverse les agglomérations successives et c’est seulement après le 35ème kilomètre que j’arrive à me détendre. Après être passé de l’autre côté de l’autoroute (par un pont je vous rassure) je découvre des routes de campagne au milieu des champs. Le vent d’est prend de la force avec le levé du jour mais les forces sont là et je ne fatigue pas trop. Ouf, ce n’est pas une journée sans !

Jusqu’à Saint-Maximin La Sainte Baume, les routes sont droites et plein est. Vive le vent pleine face et le 17km/h sur le plat. C’est dansMoi, dans le vent de tels moments qu’il ne faut pas lâcher dans la tête mais que c’est dur de rouler à 17km/h au lieu de 28 ou 30km/h…

A ce moment je sais que j’ai du retard sur ce que j’avais planifié mais ce n’est pas bien grave. C’est aussi ça les grandes distances. Il faut faire avec les éléments et les imprévus.

A Saint-Maximin, je m’arrête pour retirer quelques sous pour me payer un café et peut-être des Direction Le Valcroissants un peu plus tard. Je continue jusqu’à Le Val (village que j’avais repéré lors de la préparation de l’itinéraire). Les routes sont magnifiques.

Je m’arrête à Le Val pour prendre un café. Le village est en train de refaire complètement ses routes. Je dois rouler sur des graviers. Je fais très attention au vélo et aux roues. Je n’ai pas envie de casser quoi que ce soit. J’arrive finalement dans un Le Val : un cafécafé et commande la boisson tant désirée.

J’en profite pour m’équiper en mode jour pour les couleurs et enlever la frontale sur le casque.

Pas de croissant mais bon, le café passe bien et le sucre qui va avec m’amènera certainement queLe Val : moitié du périplelques forces. J’en profite pour prendre une photo de ma pogne. Après coup je me trouve marqué mais sur le moment je suis encore frais. Bizarre…

Peut-être que le vent m’a un peu plus entamé que ce que je pensais ?

Après Le Val, le but est d’arriver à Draguignan mais un peu avant Lorgues, j’ai un « tac tac » à chaque fois que j’appuie sur la pédale de droite. Je m’arrête plusieurs fois mais je ne vois rien. Finalement avant d’entrer dans Lorgues, je m’arrête au niveau d’une arrêt de  bus pour regarder de plus prêt. J’identifie assez rapidement que les vis cheminées qui maintiennent les plateaux de dévissent.

La veille, je m’étais posé la question de savoir si je prenais ou non mes deux jeux de clés allen mais à ce moment je ne me souvenais plus quelle avait été ma décision. J’ouvre mon sac à dos et, ouf, j’ai mes deux jeux de clés. Je peux donc réparer sans problème. Encore du retard sur les prévisions mais le vélo va mieux et je suis encore assez lucide pour trouver une panne et le résoudre. C’est donc que ça va.

Ensuite, je repars vers Draguignan mais j’observe que la circulation s’intensifie. Je redeviens très vigilant et ce jusqu’à Draguignan où je m’arrête avec 11h30 pour manger un bout. Le barman auquel j’achète le sandwich et la canette de coca reste circonspect lorsque je lui dis que j’arrive des environs de Martigues. J’ai droit à de grands bravos.

Je mange mon sandwich, bois ma canette et profite de l’arrêt pour reprendre des forces. Je repars mais à la sortie e Draguignan, ce sont des pentes de fou qui m’attendent. La route normale est tranquillement mais j’ai tracé mon parcours avec Strava et ce parcours passe par des pentes entre 12 et 20%. Pour une reprise, ça fait mal aux pattes Wink mais ça passe. Heureusement pour moi les pentes comme ça s’arrêtent. je ne crois pas que j’aurais pu tenir encore longtemps comme ça.

Après je roule dans la forêt. Une rêve pour tout cycliste. Des routes Paysage de Provencemagnifique, un paysage vallonné et le soleil qui chauffe le dos. Avec la distance que j’ai dans les pattes j’arrive quand même à apprécier. C’est dire comment c’est beau !

En arrivant au niveau de Montauroux, je sais que c’est presque gagné. Le seul hic, c’est que je n’ai quasiment plus d’eau dans mes bidons. Je m’arrête au magasin de vélo à la sortie de Montauroux mais c’est fermé. Je m’adresse alors au restaurant à côté qui accepte de me remplir mon bidon. Merci à eux.

Je finis mon trajet assez facilement et monte les pentes comme je peux même si je trouve cela plus facile que ce que j’avais imaginé. je ne vais pas bien vite mais l’important c’est durer. Je redoutais la dernière pente pour aller chez mes parents mais elle passe comme une lettre à la poste.

un trajet de 9h23 pour 8h20 à rouler. De quoi justifier le mal aux fesses en arrivant. Il va toutefois falloir que je demande aux spécialistes de la longue distance comment ils font pour éviter d’être « talé » à ce niveau. Sinon, les petits défauts de réglages du vélo et des cales apparaissent mais il va falloir y aller doucement sur les modifications (monter la selle, bouger les cales).

Une bien belle journée de vélo où je termine fatigué mais je peux passer la soirée en famille sans être largué par la conversation. C’est cool, je progresse réellement et trouve pas mal de plaisir en allongeant les distances. Par contre il va falloir de je respecte un temps de récupération avant de refaire une telle distance.

Le parcours

Laisser un commentaire