Corima 2016, 110km c’est long…

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Corima Drome Provençale 2016 hommeÇa y est la Corima est passée !

Ce dimanche 20 mars 2016, je suis au rendez-vous de la cyclosportive de début de saison pour la première fois. Le matin ma femme me laisse à l’entrée de Montélimar et je rejoins le départ en vélo. Un peu moins de 5km pas de quoi s’échauffer mais ça me permet d’aller chercher le maillot que je n’avais pas eu la possibilité de recevoir le samedi au retrait du dossard. Le truc pas sympa dans la chose c’est que je vais devoir le mettre dans une poche avec le sac Corima. Peu de poids mais du volume. Je signale au passage que l’ambiance parmi les volontaires pour encadrer la course est bien plus agréable que la veille. Ça ne peut augurer que du bon Wink !

Je me rends dans le SAS de départ et j’ai un dossard prioritaire (je sais toujours pas comment j’ai pu l’avoir -Wink ).

Là je discute avec un signaleur bien sympa qui m’informe que certains coureurs sont des coureurs UCI. Je me pose encore la question de savoir ce qu’ils font là sur une épreuve amateur. Oui, ça roule vite (bien trop vite pour que je puisse espérer finir dans les 100) mais de là à trouver des professionnels UCI, je crois qu’il y a erreur sur le casting. La renommée des épreuves passe-t-elle obligatoirement par là ?

Quoi qu’il arrive, je pense que même s’il pédale avec une seule jambe il me mettra au minimum une heure. Alors quel est l’intérêt ?

Dans le SAS de départ j’ai un gros échange avec Fabrice du club d’Istres. C’est avec lui que j’avais déjà échangé via Strava pour trouver un club. C’est cool de voir en vrai les gens avec qui on échange sur les divers réseaux sociaux. Si Fabrice accepte de partager un bout de route avec moi ce sera avec plaisir.

Le départ est donné à l’heure : 9h30.

Là je découvre la joie des départs dans de petites rues. Même si c’est un départ fictif, les coureurs de l’arrière remontent comme des balles et sont parfois bien dangereux. Je ne suis pas là pour me fracasser contre la planète alors je freine. Bref, je perds pas mal de places au profit de mecs dangereux sur un vélo.

La balade se termine au bout de 5km après le départ réel et la montée éternelle commence Wink

Simplement sur cette partie de la course je suis déjà à 90% de ma FCmax. La tête me dit de ralentir un peu sous peine d’exploser au milieu de la course mais la sécurité me dit de continuer. Même là ça passe de tous les côtés et ça passe prêt. Je reste donc entre 90 et 97% de ma FCmax pendant encore 10, 15km. Je suis conscient que ça fait beaucoup et qu’il faut que je régule ça et surtout que j’arrive à faire descendre le rythme cardiaque. J’arrive à faire baisser un peu les puls mais pas comme je le souhaite mais j’arrive à le faire un peu après le 30ème kilomètre.

J’arrive à maintenir le rythme jusqu’au kilomètre 92. Là, dans la montée sur Marsanne, je suis pris de crampes aux deux jambes. D’abord la jambe en flexion (la gauche) puis au moment où je veux poser le pied droit par terre, la jambe droite se raidit au point de me faire vaciller. J’arrive péniblement à descendre du vélo, le mettre proprement dans le fossé et m’asseoir. Là j’ai les deux jambes raides à l’équerre et une douleur énorme dans les deux jambes. Je masse et j’arrive enfin à me mettre debout après qu’un gars dans un véhicule de club m’ait jeté une bouteille d’eau. Je remonte péniblement à pied vers le signaleur au carrefour 50m plus loin. Je lui expose mon malheur (tout relatif) et lui me dit qu’il pensait que j’avais un problème mécanique. Je prends un peu de temps et remonte sur le vélo.

Je roule encore  un peu et je m’arrête auprès de deux dames qui protègent un carrefour. La petite fille qui est avec elles me fait penser aux miennes. Les dames m’offrent un TUC. Ça peut paraître futile mais c’est énorme pour un cycliste dans une mauvaise passe. J’en profite aussi pour prendre un gel. Avec ça, j’arrive à rallier l’arrivée tant bien que mal. A chaque côte je suis à la limite des crampes alors que je suis tout à gauche et que je n’avance pas.

Dès l’entrée dans Montélimar je remercie tous les signaleurs sans exception mais aussi la police municipale. Si je trouve que certains carrefours manquaient cruellement de signaleurs pour notre sécurité, l’arrivée à Montélimar est entièrement sécurisée. Je tiens encore à les remercier ici. Ensuite, je passe le portillon d’arrivée et c’est la délivrance.

J’ai vécu tout et son contraire sur cette Corima. Le mauvais comme le meilleur en course comme à côté. Difficile pour moi de donner mon sentiment sur la course à chaud mais j’ai apprécié le jour de course. Malgré de gros problème et une performance moyenne, je suis assez content de ma première partie de course. Il reste toutefois pas mal de travail à effectuer pour être au top cet été mais je sens que j’ai un peu progressé malgré une modification profonde de mon mode d’entraînement. C’est encourageant pour la suite de la saison.

4 réflexions sur « Corima 2016, 110km c’est long… »

  1. Pas facile ces épreuves en début de saison car on croit être prêt et on ne l’ai pas. Pour vraiment être au top de cela il faut au moins 5000kms pour ne pas exploser car on se laisse galvaniser par ces coureurs qui sont prêts depuis un bout de temps car ils roulent tous les jours. Allez dis toi que c’était un truc pour te faire plaisir et la place n’a aucune importance. Mais moi aussi je crains les départs car ça passe de tous les côtés, sans limite de la sécurité. Courage tu vas y arriver. Moi je me bats actuellement avec le vent fort!

    1. Bonsoir JP.
      Je n’étais pas complètement prêt c’est certain mais je suis mieux que l’année dernière au même moment. C’est donc positif Wink
      Pour le vent je suis gâté ici. Toi la tramontane, moi le mistral. Le vent c’est que du bonheur : la montagne sur du plat Razz
      Aller courage, même à 10km/h on arrive à destination Wink

  2. Je ne crois pas qu’il y ait eu de “coureurs UCI” cette année … d’autant plus que cette expression est étrange. Tout coureur FFC est un coureur UCI. Je suppose que la personne voulait parler de coureurs professionnels.

    Les cyclosportives étant des épreuves pour tous, tout le monde peut s’y aligner. Ce ne sont pas des épreuves amateurs. C’est pour tous, du professionnel au randonneur. Eux doivent se poser la question inverse : pourquoi des gens de plus de 60 ans viennent sur des courses de vélo ?
    Ce débat est vieux comme le cyclosport : quand des coureurs FFC 3e catégorie ont débarqué, les personnes ont râlé. Puis des 2ème caté sont venus et ont également ré-ouvert le débat. je me souviens de l’arrivée des premiers coureurs Elite (1ère catégorie) … ça râlait de nouveau contre leur présence.
    Pour moi tout le monde y a sa place, 99% des participants se battent avant tout contre leur propre chrono … 1% des coureurs sont concernés par le podium.

    Concernant ta propre expérience, car c’est surtout ça qu’il faut retenir, te souviens-tu d’avoir bu dans les 30 premiers kilomètres faits tambour battant ? Vu la température, les crampes viennent de l’accumulation des déchets (1h à fond, tu en as accumulé beaucoup) et probablement un manque d’hydratation. En peloton quand ça remonte de tous les côtés, on oublie souvent de boire … et les rares moment où on y pense on a peur de le faire car on veut garder les deux mains sur le guidon.

    1. Bonsoir Florent,
      Oui, il s’agissait de coureurs pro. Je suis d’accord avec toi en ce qui concerne l’ouverture des épreuves à tous. Il m’est toutefois difficile de comprendre ce qu’ils viennent chercher. Je ne vois que peu de cas où ils auraient un intérêt : s’ils sont plusieurs à se tirer la bourre sur l’épreuve ou s’ils cherchent à faire du volume avec des changement de rythme non contrôlés (dans le temps et l’intensité).
      En ce qui concerne ta question, je crois que j’ai dû boire une seule fois pendant les 30 premiers kilomètres et encore c’était rapide. Donc oui, ton analyse me semble exacte. C’est une belle leçon de gestion d’une épreuve pour moi. En tous cas, merci pour ton analyse très pertinente et qui m’aide beaucoup.
      J’espère que pour toi tout va bien et je continue à suivre tes aventures avec intérêt.

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