L’Ariégeoise : la montagnole

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Maillot2014Samedi 28 juin 2014, date de l’objectif de ma saison 2014. C’est donc le 27 juin que nous arrivons en famille à Tarascon sur Ariège.

Le ciel est bleu, pas un nuage à l’horizon et des montagnes partout. Que du bonheur pour un cycliste  Wink

En arrivant sur Tarascon vers 13h00, c’est direction la récupération du dossard avant que le gros du peloton ne soit là. Au moins je serai devant une fois dans le weekend Wink J’en profite pour faire le tour des exposants sur la place. Du beau matériel mais un peu onéreux pour moi. Par contre j’ai fait la connaissance d’une marque de roues que je ne connaissais pas et qui affiche des prix corrects. J’en reparlerai peut-être plus tard.

Ensuite, nous prenons la direction de l’endroit où se trouve la chambre d’hôte. Nous partons un peu au feeling car nous n’avons pas l’adresse exacte mais j’avais bien préparé le trajet et nous trouvons facilement.

Nous découvrons une grande maison où il nous semble qu’il va faire bon passer un weekend. Nous y sommes accueillis par Jean et Martine. Alors c’est tout simple, si nous repassons dans la région, nous irons les voir. Des gens géniaux et je recommande à toute personne sachant vivre en société d’aller de leur demander un hébergement. Ils possèdent un site web : http://www.alcantdelaiga.fr/  Je conseille vraiment. Nous avons passé un excellent weekend et échangé sur bien des points. Merci aussi pour nous avoir fait partager votre passion de l’escalade et plus généralement la montagne.

L’après-midi nous planifions les choses avec Jean et Martine afin de ne pas être en retard au départ de la course. Heure du petit-déjeuner entraînant l’heure du levé,je programme le téléphone pour le réveil.

Je découvre que Jean et Martine hébergent aussi deux autres personnes qui vont participer à la Montagnole. Nous discutons un peu et nous décidons de rejoindre le lieu du départ ensemble et essayer de rouler ensemble si nos niveaux ne sont pas trop différents.

Le 28 juin 2014, 7h30 après un petit déjeuner préparé “maison” par Martine nous partons en direction de Tarascon sur Ariège.

Nous trouvons facilement le lieu du départ, il n’y a qu’à suivre les vélos et en plus ce n’est pas très loin du lieu de retrait des dossards. La route que nous empruntons surplombe l’Ariège et le paysage est déjà très beau (et nous ne sommes pas encore partis). Là je ne peux m’empêcher de penser que je vais pouvoir m’en mettre plein les yeux pendant toute la course.

C’est à 8h30 exactement que le départ est donné. Pendant les quelques semaines qui ont précédées la course j’avais convenu d’une stratégie pour arriver au bout de l’épreuve. C’est simple, partir sur un rythme entre 28 et 30km/h sur le plat, gérer les montées pour ne pas dépasser les 85% de la FCmax et s’il reste un peu de forces dans la dernière montée j’appuierai.

Comme tous les départs de cyclosportives, ça bouche un peu sur les premières centaines de mètres mais après ça part vite. Je laisse filer et je suis pas mal doublé. Au fond de moi, je me dit que la différence ne se fera pas ici mais bel et bien dans les montées.

Au bout de 4-5km, une montée étonne pas mal de monde (et j’en fais partie). Elle est courte (environ 300m à 4-5%). Je ne l’avais pas répertorié mais elle a fait mal aux jambes à certains. Pour moi ça passe bien et je suis étonné de voir que certains prennent pas mal de retard sur cette difficulté. Ils sont peut-être parti trop vite ???

Ça roule bien jusqu’à la première difficulté : la montée de Roquefixade. Là encore je dépasse pas mal de monde et je suis encore étonné. J’ai l’impression que la pente n’est pas aussi forte pour moi que pour les autres. Je pense que je dépasse plus que je ne suis dépassé mais c’est à confirmer. Je gère ma montée au cardio et tout se passe bien.

Dans la descente entre Roquefixade et Leychert nous évitons un cycliste tombé à terre grâce aux autres cyclistes qui ont donné l’alerte. La pauvre cycliste avait explosé son casque et était étendu en position latérale de sécurité sur la route. Il ne bougeait plus et sa tête reposait lourdement sur le sol. Pas cool et si quelqu’un a des nouvelles, surtout si elles sont bonnes, ce serait bien de laisser un petit commentaire. Nous sommes plusieurs à encore penser à lui même si nous ne le connaissions pas personnellement. Peut-être la solidarité des cyclistes ?

La montée sur l’avant dernière difficulté, le pas Souloumbrie, a été un peu plus longue mais je l’ai gérée de la même manière. Toujours fidèle à ma ligne de conduite. Avec la fatigue, il est difficile de garder cette ligne de conduite et de résister à appuyer sur les pédales pour prendre la roue d’un groupe plus rapide mais je m’y astreins.

Une fois le pas de Souloumbrie passé, je n’ai pas l’impression d’avoir roulé le nombre de kilomètres qu’indique le compteur. C’est bon pour la suite Wink !

Je gère la descente qui est extrêmement difficile (gravillons, route pas large du tout,…) Je profite de quelques moments de répit dans la descente pour m’alimenter et boire. Il faut penser à ce qui arrive : la montée sur le plateau de Beille !

En arrivant aux Cabanes, c’est avec horreur que je vois la route. Je ne peux dire qu’une chose en passant “ça y est ça commence ici !” (même si on a déjà presque 90km dans les jambes).

La route se dresse littéralement devant moi comme un mur. C’est clair le ton est donné. Ça va être dur dur dur !

Les minutes passent plus vite que les kilomètres et les forces diminuent à vue d’oeil. Chose qui ne facilite pas l’ascension : la chaleur. Il fait très chaud, très très chaud. Je continue à respecter ma ligne de conduite. Ça double, tant mieux pour lui, je double, tant mieux pour moi. Mon but, garder un rythme constant avec une fréquence cardiaque entre 80 et 85% de ma FCmax.

Merci à l’organisation pour avoir disposé des cuves d’eau pour nous arroser au passage. Sans ça je pense que j’aurais encore plus souffert.

Au fur à mesure le temps passe mais j’ai l’impression que je recule. Des murs à plus de 10% se dressent devant moi. Quand la pente s’atténue, c’est qu’elle est à 9% environ  Silly  !

J’avais lu qu’au bout de 10km la pente se réduit un peu. Je cherche encore aujourd’hui où elle s’atténue… A oui, j’ai pu remarquer que le compteur a indiqué un petit 8% à un moment mais bon rarement en dessous de 9%. Environ 5km avant le sommet (le plateau), il n’y a plus beaucoup d’arbres et le vent se fait de plus en plus présent.

Nous passons d’une chaleur étouffante à un vent qui m’oblige à fermer le maillot pour ne pas attrapé mal. Cela me rappelle un peu le mont Ventoux quand les conditions sont bonnes Wink

Les deux derniers kilomètres sont interminables. La place en haut du plateau est immense et heureusement qu’il y avait un coureur devant moi sinon je crois bien que je me serais perdu. Finalement j’en termine au bout de 5h04.

Dès l’arrivée je paie mes efforts. Lorsque je déchausse je suis pris d’une crampe à la cuisse droite. J’arrive à la faire passer rapidement pendant que les bénévoles scannent la plaque de cadre et la retire. Immédiatement après une bénévole me propose une bouteille d’eau. Merci à cette dame car la bouteille était la bienvenue Smile

Par la suite j’ai été me reposer un peu près d’un stand dont je ne me rappelle plus les objets vendus. Mais je remercie la bénévole de m’avoir accueilli pendant environ 10 minutes le temps que je reprenne mes esprits. Ensuite, je suis allé mettre mon vélo à l’endroit gardé afin de pouvoir prendre mon repas.

Pour prendre mon repas, pas problème. Pas trop de queue et c’est gagné. De l’énergie dans l’assiette, ça sera utile pour retourner à Tarascon sur Ariège. Le problème principal c’est que pas grand chose ne passe. L’effort a été si intense qu’il m’est difficile de manger. Finalement j’arrive à tout avaler en prenant un peu le temps de discuter avec un cycliste qui vit à Pamiers et travaille à Toulouse.

Il est alors temps de redescendre rejoindre la famille. Je retourne chercher mon vélo après avoir regardé la vue du plateau de Beille. Vraiment beau dommage qu’il y ait eu autant de monde Wink

Nous redescendons en convoi jusqu’aux Cabannes mais après c’est en petits groupes que nous retournons sur Tracascon sur Ariège. Je dirais même que c’est du chacun pour soi. Pas grave, je crois savoir où il faut aller (enfin j’espère car je n’aurai pas fait une centaine de bornes en plus).

J’arrive à la chambre d’hôtes assez rapidement et je suis très surpris de mon état de fraîcheur. J’ai pas mal récupéré même si les réserves énergétiques sont presque à plat. A l’arrivée je suis vraiment heureux de l’avoir fait même si je ne connais pas mon classement. L’important n’est pas là. J’ai vraiment vécu un grand moment de vélo et ça, ça n’a pas de prix !

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