Performance et santé psychologique

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smileybofComme beaucoup d’entre nous, le boulot est difficile. Oh il ne faut pas se plaindre car tout le monde n’a pas de boulot mais j’ai pu observer que le moral général d’un sportif.

J’en ai la preuve depuis quelques temps.

Après une semaine très difficile, je n’ai pas pu boucler la sortie complète pour l’entraînement club du dimanche 2 mars 2014. Pas l’envie, pas la force, pas de jambes, pas de réserve en fréquence cardiaque,…

Après ces observations bien réelles, il est temps d’analyser quelles sont les différences avec un moment où tout va bien.

Quand tout va bien au niveau mental, l’envie de rouler est là et surtout l’esprit arrive à se dégager de toutes les contraintes matérielles, les soucis « passagés »,… En gros, le corps et l’esprit sont unis dans un seul et unique but : le vélo !

Quand ça ne va pas, l’esprit est constamment occupé par les soucis, l’examen de solutions plus ou moins plausibles,… Bref, on n’arrive pas à se dégager des contraintes qui nous préoccupent et l’esprit n’est pas du tout tourné vers le vélo.

Maintenant, comment faire pour « couper » quand tout va mal ?

Pour le moment j’y arrive difficilement (pour ne pas dire quasiment jamais) mais j’ai pu observer qu’il y a un cap à franchir dans la douleur pour basculer et « oublier » les préoccupations. En effet, quand l’effort est tel qu’on arrive plus à penser, que les douleurs sont fortes, voir très fortes, alors l’esprit se dégage de toute contrainte pour contrôler et réaliser les adaptations nécessaires au corps pour encaisser l’intensité. Si l’effort n’est pas assez intense, alors l’esprit ne décramponne pas et reste bloqué. Le problème c’est qu’avec l’entraînement les intensités où se phénomène se produit sont de plus en plus élevées et que je n’arrive plus à les atteindre aussi rapidement et facilement qu’il y a quelque temps. Je tiens à préciser que je suis sein de corps et d’esprit (du moins je crois) et qu’en aucuns cas je ne suis masochiste Wink.

J’ai aussi pu constater que lorsque j’arrivais à forcer sur le bonhomme pour rouler correctement le problème revenait  immédiatement après la sortie et aucun bénéfice pour la sortie (je ne suis pas certain qu’il y ait des bénéfices physiologiques). En gros, une perte de temps…

Ensuite, on devrait passer à la période de récupération, mais là aussi l’esprit est complètement occupé et on dort mal, on ne se repose pas psychiquement,…

Une catastrophe !

Alors si vous aussi vous vous êtes trouvé face à cet état, pourriez-vous me donner des conseils sur la manière de s’en sortir ?

En plus ce genre de situation mène bien souvent à une impasse car on tourne en rond ?

Merci d’avance à tous pour vos conseils.

En attendant je profite des temps calmes pour m’entraîner et je roule même si l’envie n’est pas trop là. Je dois aussi préciser que je ne suis pas en situation de surentraînement. Je surveille régulièrement ma fréquence cardiaque au repos et elle tourne autour de 50-53bpm (valeur normale) et même du 48bpm quand je me sens réellement bien. Je pense que le phénomène est bel et bien psychologique et directement lié au boulot (j’ai des indices qui ne trompent pas).

2 réflexions au sujet de « Performance et santé psychologique »

  1. salut Laurent !

    je ne saurais pas trop quoi te conseiller, je crois pas avoir déjà connu ta situation (boulot pas stressant, dès que j’enfourche le vélotaf je déconnecte instantanément de la journée qui vient de s’écouler, etc.). par contre le fait que tu te poses toutes ces questions est déjà un gros pas en avant.

    essaie de favoriser les sorties plaisir, peut-être de nouveaux parcours, ou de nouveaux exercices, bref tout ce qui peut te faire sortir de la routine de l’entrainement, pour retrouver le plaisir simple de rouler la tête en l’air. de plus, il faut rester optimiste : le printemps arrive, le soleil avec, le changement d’heure aussi !

    bonne route !
    oli

    1. Salut Olivier,
      Et oui la vie n’est pas simple Wink
      Bon OK y’a pire. Mais bon c’est quand même intéressant de voir à quel point le moral peut jouer sur la performance…
      J’espère que tout va bien pour toi même si une pédale t’a fait défaut (et oui je lis un peu Wink ).
      Bon weekend.
      ++

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